Pascale MARET. Les ailes de la sylphide. Éditions Thierry Magnier. 2013. 180 p. ISBN 978-2-36474-313-7 (9,80 euros) Résumé : Lucie à 16 ans et une grande passion dans la vie : la danse. C’est une enfant adoptée qui vit dans une famille aimante. Inscrite au conservatoire de danse de Lyon, elle va tout faire pour obtenir le premier rôle dans son ballet préféré : La Sylphide. Ces êtres mystérieux et fantastiques sont des esprits des airs, à mi-chemin entre les anges et les elfes. C’est aussi un personnage romantique, dramatique, plein de légèreté, de grâce. Lucie se donne à fond dans ses répétitions pour être performante sur scène. Elle ignore les conseils de son professeur de danse qui lui conseil de se ménager et de prendre soin d’elle. Petit à petit son univers va basculer. Elle pense apercevoir des ailes pousser dans son dos ; lors d’une promenade dans les bois, elle rencontre des êtres qui se présente comme ses sœurs ; elle se fait attaquer par La Salamandre… Le lecteur pense tout d’abord que ces « visions » sont dues au stress du rôle ou aux privations de nourriture que Lucie se fait subir pour correspondre au rôle. Avis : Le point de départ du roman fait beaucoup penser au film Black Swan de Darren Aronofsky mais dès le début, on sent qu’il y a autre chose derrière la passion dévorante de Lucie pour la danse. Au fur et à mesure de la lecture, l’univers devient de plus en plus noir et on comprend qu’elle s’est construite un monde pour arriver à parler d’une agression dont elle a été victime. Dans style poétique, l’auteur dévoile au fur et à mesure l’histoire de Lucie. C’est un très beau roman sur l’anorexie et la lutte pour continuer un vivre suite à un traumatisme. Thèmes : Fantastique Anorexie Traumatisme Danse Niveau : 4ème / 3ème / Lycée Agathe D. (Joinville)
Madeline ROTH. À ma source gardée. Éditions Thierry Magnier. 2015. 58 p. ISBN 978-2-36474-558-2 (7,20 euros)
Résumé:"On est le 18 août, j'aime un garçon qui en aime un autre, j'attends un enfant de lui, et j'ai mis le premier pull que j'ai trouvé dans l'armoire, alors qu'il doit faire vingt-six degrés, parce que cette nuit, en une seconde, j'ai eu peur de continuer la vie, comme ça." Toutes ses vacances, Jeanne les passe dans le village de sa grand-mère où elle y retrouve sa bande d’amis. Lorsque Lucas arrive, il semble évident pour tout le monde qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Jeanne en tombe amoureuse, éperdument. Lucas aussi. Ensemble ils vont vivre leur première relation en secret. Personne d’autre n’est au courant. Elle n’appartient qu’à eux.>Durant l’année scolaire suivante, ils ne se contactent pas. Jeanne garde cet amour au fond de son cœur et attend avec impatience de revoir Lucas. L’été suivant alors qu’elle revient par surprise, elle comprend que cet amour n’est pas complètement réciproque, pas comme elle le pensait. C’est le trou noir qui l’absorbe. Il lui faudra du temps pour en parler, pour évoquer cet enfant qu’elle attendait et qu’elle n'aura pas.
Avis : Ce court monologue est poignant. L’auteur y développe les violences des sentiments à l’adolescence. On suit Jeanne dans cette histoire d’amour qui va la marquer à vie. Le premier regard, la première relation, la décision, tout est décrit avec des mots justes.