lundi 16 mars 2020

Extincta

DIXEN Victor. Extincta. Robert Laffont, 2019. (Collection R).608 p. ISBN: 9782221240373.(19,90€)

Dystopie post Apocalyptique, ce roman, qui au départ m’a fait un peu peur compte tenu de son sujet : une humanité écrasée par le poids des erreurs du passé (nous) après ce qui est appelé le grand effondrement. 

Le réchauffement climatique a occasionné l’extinction des espèces animales et végétales. Seules subsistent en quantité des algues qui ont colonisé les mers,  quelques animaux et les derniers représentants de l’espèce humaine.
Une société de caste s’est mise en place : Les suants abreuvent la terre de leur travail, ils récoltent les algues et alimentent les parcelles de régénération, sorte de compost composé de cadavres humains et d’algues; Les saignants, les soldats chargés de faire régner l’ordre; Les crachants font travailler les suants; Les pleurants, chargés du culte de Terra, ils sont là pour verser leurs larmes et pleurer les crimes passés; Les Apex, ou hommes violets, sont la classe dirigeante.
Dans cet univers résumé ici à gros traits, nous est comptée l’histoire d’amour de deux jeunes gens que tout oppose en apparence. Astréa et Océrian. 
Astréa a pour animal totem l’étoile de mer, il est tatoué sur son abdomen, au moment du nommage, sorte de baptême. Elle veut se consacrer entièrement au culte de Terra, la terre-mère. Mais la condamnation à mort de son frère pour sacrilège va faire vaciller sa foi.
Océrian est un Apex, homme aux cheveux et aux yeux violets. Une particularité le place à la portée d’Astréa, il a eu un accident dans lequel il a perdu une jambe. Ainsi estropié, il est écarté de la lignée royale par son père qui le traite comme un moins que rien. Seule la force et la vigueur du corps peut permettre de diriger le royaume. 
Mais le monde touche à sa fin. C'est inéluctable. Il leur reste 255 heures.


Avis:
Ce roman qui m’a laissé sceptique au début m’a emporté par son écriture précise et enlevée, ses références qui font plaisir, notamment à la culture livresque, ces objets fait avec la substance des arbres, qui racontent parfois des histoires de l’avant effondrement, et parfois de la poésie… Le thème anxiogène, est traité de façon à ce que l’on puisse y adhérer quand-même. Dans cet univers à bout de souffle reste encore un peu d’espace pour des vies, les dernières, et des destins que l’on souhaite connaitre.

Thèmes: amour / fin de monde / apocalypse / relation homme-environnement / réchauffement climatique /  catastrophe écologique

Niveaux: 3e-lycée 

Fabien L. (Fayl-Billot) 

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