Mikaël OLLIVIER. Big Bang. Éditions Thierry Magnier. 2026. 237 p. ISBN : 979-10-352-0991-9 (16.90€)
Résumé :
Depuis quelques temps les notes de Mathis chutent au collège, inexorablement. Par ailleurs il n’a plus vraiment envie de nager alors qu’il est habituellement passionné de natation. Il faut dire que la séparation de ses parents n’arrange rien, d’autant que Mathis est maintenant partagé entre la Bretagne, où vit son père, ébéniste, et Paris, où sa mère, directrice dans une maison d’édition, s’est installée avec son nouveau compagnon et la fille de ce dernier, Apolline.
La mère de Mathis a tôt fait de poser un diagnostic sur les difficultés scolaires de son fils et ce mal-être qui l’envahit. Il s’ennuie en classe, il doit être HPI. Elle décide donc de lui faire passer un test pour évaluer son quotient intellectuel et confirmer son hypothèse. Le verdict tombe : alors que dans la famille de sa mère on plafonne à 140 depuis ses grands-parents, Mathis, lui, n’obtient qu’un malheureux 86.
C’est un cataclysme pour la pauvre maman qui plaçait de grands espoirs dans sa descendance. Le papa, lui, met cela de côté et ne change rien dans la relation à son fils. La nouvelle s’ébruite au collège (fichu meilleur ami qui ne sait pas tenir sa langue !), quelques ennuis suivent en toute logique, mais Mathis fait face. En apparence. C’est bien beau, ce test de QI qu’il ne voulait pas faire, mais comment vit-on le fait d’être subitement devenu un imbécile aux yeux de sa mère ? Comment envisager l’après-brevet dans ces conditions ? D’ailleurs, ce fameux brevet, peut-on l’obtenir avec un QI de 86 ? Autant de questions auxquelles Mathis va devoir répondre, en puisant dans ses ressources et en recevant l’aide inattendue d’une certaine Apolline.
Avis :
J’ai aimé la plume légère et humoristique de Mikaël Ollivier pour retracer le quotidien de cet ado en plein questionnement. Les situations parfois compliquées sont décrites avec beaucoup de légèreté et j’avoue avoir refermé ce roman avec une pointe de regret : on découvre le parcours de Mathis avant et après ce fameux test, mais j’aurais apprécié l’accompagner encore un peu (une suite s’il vous plait ?!)
Le message principal est assez simple : il existe de nombreuses formes d’intelligence et un test de QI n’a pas vraiment de valeur... Au second plan, plusieurs thèmes apparaissent et méritent qu’on s’y arrête : les divergences d’opinion sur les principes d’éducation (les parents de Mathis ne sont d’accord sur rien ou presque), la place que l’on donne dans notre société aux métiers dits manuels ou artistiques, la façon dont les femmes qui réussissent sont observées, scrutées, jugées.
Une mention spéciale aux grands-parents paternels de Mathis dont les discussions et situations sont retranscrites de façon hilarante.
Thèmes : Education / Parentalité / Famille / Intelligence / Adolescence
Niveau : 4ème - 3ème
Christine Bretton (Nogent)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Respect et politesse sont de mise.